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 Concilier la prestation de soins familiaux et le travail 

En 1997, jusqu’à 47 pour cent des travailleurs canadiens adultes ont dispensé, sous une forme ou une autre, des soins à des personnes âgées et, en 2002, soixante dix sept d’entre eux étaient des femmes. Ces chiffres vont en augmentant, pour partie è cause des facteurs suivants : virage ambulatoire et politiques de « proximité » en matière de soins qui ont conduit à des congés d’hôpital des patients; présence accrue des femmes sur le marché du travail; et vieillissement de la population.

En plus du travail à l’extérieur de la maison, les aidantes et aidants familiaux ont indiqué avoir consacré en moyenne 31 heures par mois à des activités reliées à la prestation de soins. Vingt-cinq pour cent d’entre elles assument des « soins d’hygiène personnels » et des tâches comme l’alimentation, l’habillement et le bain.

Près de 50 pour cent des Canadiens indiquent avoir été soumis au stress, à des degrés modérés à élevés, en essayant de concilier leur vie professionnelle et la vie de famille, ce qui constitue une augmentation notable par rapport à 27 pour cent en 1990. Plusieurs études ont constaté que lorsque l’équilibre travail-famille devient un enjeu problématique, les aidants familiaux peuvent connaître :

  • Des problèmes de santé (touchant 20 pour cent des aidants familiaux),
  • Insomnies et troubles du sommeil (25 pour cent),
  • Diminution des activités sociales (50 pour cent),
  • Manque de temps pour soi (60 per cent).

Enfin, les aidantes et aidants familiaux ont dit que le manque de connaissances sur les ressources accessibles peut engendrer un sentiment d’impuissance, d’accablement, d’isolement et de solitude.

Difficultés des aidantes et aidants familiaux en milieu de travail

Outre les coûts personnels et sociaux assumés par les aidantes et aidants familiaux, les difficultés associées à la prise en charge d’une personne dépendante peuvent avoir des incidences dans le milieu de travail, et notamment :

  • Absence du travail (par ex., jours de congé pour accompagner le membre de la famille à des rendez-vous, retards, appels téléphoniques fréquents, etc.).
  • Perte d’emploi ou de perspectives d’avancement, lorsque les salariés jugent devoir refuser des responsabilités plus importantes, comme les déplacements pour le travail ou une promotion, à cause de leurs obligations envers la personne dépendante.
  • Réaménagement des programmes de travailv pour tenir compte d’obligations accrues, par ex., le passage à un régime de travail à temps partiel ou à un horaire variable.
  • Départ de son emploi, surtout si l’employé(e) estime ne pas avoir le soutien de son supérieur. Les salariés estiment que l’employeur est plus enclin à admettre l’obligation de dispenser des soins à des enfants plutôt que la prise en charge d’un aîné ou d’une personne dépendante. Beaucoup de travailleurs ne se sentent pas libres d’évoquer leurs problèmes liés aux soins qu’ils prodiguent à un(e) aîné(e). De la même manière, ils croient que leur boîte adhère au principe du « laisser à la porte ses problèmes d’ordre personnel », ce qui ajoute à leur stress qui soudain, devient invisible aux yeux des autres.

Adapté de :Family Caregivers’ Network Society 2006 Guide de ressources pour les aidants familiaux