Lorsque vous prodiguez des soins et apportez un soutien à quelqu’un, vous constaterez que vous pourrez prodiguer de bons soins à long terme seulement en prenant soin de vous-même. Les autosoins sont une des choses les plus importantes que les aidants familiaux peuvent faire, pour eux-mêmes tout d’abord et pour les personnes à leur charge. Notre capacité de fournir des soins et un soutien et nous occuper de la familles et des proches se renforce lorsque nous sommes nous-mêmes forts et en bonne santé de tous les points de vue : physique, mental, émotionnel, spirituel et financier. Dans cette section, nous donnons un aperçu des choses dont il convient de prendre conscience dans les activités courantes et les options d’autosoins d’un(e) aidant(e) familial(e).
Rester maître de soi
L’expérience de la prestation de soins peut évoluer, envahir votre vie et comporter de nombreux défis. Pour cette raison, il est très important que vous, l’aidant(e), preniez chaque jour le temps de mesurer où vous en êtes et de réfléchir à la façon dont vous faites face aux difficultés. La mesure la plus courante est d’apprendre à faire régulièrement le « bilan » de ce que vous ressentez sur tous les plans : physique, émotionnel et mental, spécialement lorsque les responsabilités deviennent écrasantes, inhabituelles ou déroutantes.
Ce que dicte le bon sens
Recherchez des renseignements et faites appel aux ressources communautaires
Recherchez les ressources communautaires qui pourraient vous être utiles dans le domaine des soins qui vous concerne, y compris les renseignements sur la façon dont vous pouvez mieux faire front et prendre soin de vous. Ces ressources peuvent inclure les organismes d’aide aux aidants et les associations par maladie spécifique (par ex., la Société Alzheimer, la Société canadienne du cancer). Envisagez de faire appel à des services d’appui communautaire pour la préparation des repas, le ménage ou les tâches d’aide pour les soins de la personne dépendante. Ces services peuvent être accessibles par l’entremise du système de soins de santé ou des agences privées. Tirez avantage des services bénévoles qui peuvent inclure les visites amicales à votre être cher et des conducteurs bénévoles pour vos rendez-vous. Reportez-vous à la section consacrée aux ressources communautaires pour vous aider à relever presque tout défi ou à trouver la réponse aux questions que vous vous posez.
Fixez-vous des objectifs réalistes
Il importe que vous vous fixiez des objectifs réalistes en tant qu’aidant(e) familial(e), compte tenu des sollicitations nombreuses et absorbantes et des responsabilités que vous avez envers la personne dépendante, vous-même et d’autres membres de votre entourage. Reconnaissez ce qu’il vous est possible d’accomplir ou non, définissez vos priorités et agissez en conséquence. Faites appel au système de soins de santé et aux autres – votre famille, les amis ou les voisins. Préparez une liste de tâches, même humbles, dans lesquelles d’autres pourront vous aider et qui feront une grande différence dans votre journée., par exemple l’aide apportée dans la préparation des repas, le transport en voiture quelque part ou des courses en ville. Gardez vos démarches simples. S’imposer des limites en connaissance de cause, « pas à pas » peut aider à réduire le sentiment d’être dépassé(e) par les événements.
Communication
Une communication efficace avec d’autres intervenants peut vous faire économiser du temps, minimiser l’embarras et les malentendus et vous permettre beaucoup plus rapidement d’obtenir ce dont vous avec besoin sur le plan du soutien et des services. Une communication efficace comporte une écoute attentive, la maîtrise de vos sentiments dans les circonstances, l’énoncé clair de ses demandes et l’expression assurée de vos besoins sans que cela soit au détriment des droits et des besoins d’autrui. Revoir votre mode de communication et prendre conscience des comportements susceptibles d’empirer une situation s’avère particulièrement utile dans une crise. Apprendre et pratiquer de bonnes règles de communication peut atténuer la tension. N’attendez pas non plus que les autres vous demandent si vous avez besoin d’aide. C’est à vous de demander !
Communiquez avec votre famille et vos amis
- Entretenir des rapports assidus avec la parenté proche et les amis peut vous apporter un réel soutien émotionnel et physique dans l’exécution de vos tâches quotidiennes.
- Par moments, les membres de la parenté ou les amis vous offriront leurs conseils sur la façon dont vous devez assurer les soins. Malgré leurs bonnes intentions, cela peut vous donner le sentiment que vous n’en faites pas assez ou que vous n’êtes pas à la hauteur de la tâche. Si tel est le cas, gardez à l’esprit que ces proches ne voient qu’un aspect d’un tableau plus large et n’ont pas la possibilité d’observer les changements graduels qui interviennent chez l’aîné dépendant. Les critiques qui vous sont adressées naissent parfois d’une réponse au sentiment de culpabilité qu’ils éprouvent de ne pas partager les responsabilités de la prise en charge. Sous cet éclairage, tentez d’écouter ce qu’on vous dit. Si vous-même et la personne dont vous prenez soin estimez avoir le contrôle de la situation, continuez de la sorte. Plutôt que de rester sur la défensive devant des conseils ou des critiques non sollicités, remerciez ces personnes de leur intérêt et tenez-les au courant de l’état du membre de la famille. Vous pouvez également suggérer les façons dont elles pourront vous aider ainsi que la personne prise en charge.
Envisagez de vous joindre à un groupe d’entraide
Outre des renseignements utiles, les groupes d’entraide fournissent une occasion unique de se réunir dans un environnement paisible et réceptif permettant de partager leurs sentiments et leurs expériences.
Faire partie d’un groupe d’entraide peut aider l’aidant(e) à se sentir moins isolé(e) et donner la possibilité d’un soutien mutuel, d’une amitié et d’un échange d’informations.
Adapté de : Family Caregivers’ Network Society 2006,
Guide de ressources pour les aidants familiaux.